ESPR 2026 : ce que votre entreprise doit savoir sur le règlement écoconception des produits durables

Découvrez tout ce que votre entreprise doit savoir sur le règlement ESPR 2026, ses exigences en matière d'écoconception et comment s'y préparer pour rester conforme en Europe.

Selon la Commission européenne, les mesures d’écoconception ont permis d’économiser 120 milliards d’euros en dépenses énergétiques pour les consommateurs de l’UE en 2021. D’ici à 2030, le nouveau règlement ESPR (Ecodesign for Sustainable Products Regulation) pourrait économiser 132 millions de tonnes d’énergie primaire. Ce règlement européen relatif à l’éco-conception des produits durables transforme profondément les obligations des entreprises. Comprendre ses exigences, identifier les produits concernés et préparer sa mise en conformité deviennent essentiels pour toute organisation commercialisant des produits physiques dans l’Union européenne.

Comprendre le règlement ESPR : définition et contexte européen

Le Règlement (UE) 2024/1781 du 13 juin 2024 établit un cadre juridique contraignant pour fixer des exigences en matière d’écoconception applicables aux produits durables [1]. Ce texte législatif s’applique à l’ensemble des biens physiques mis sur le marché ou en service dans l’Union européenne, y compris leurs composants et les produits intermédiaires [1]. Adopté par le Parlement européen le 25 avril 2024, l’ESPR est entré en vigueur le 18 juillet 2024 [2].

L’ESPR comme pilier du Pacte vert européen

L’ESPR constitue une politique clé de l’Union européenne dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe [3]. Ce règlement s’inscrit directement dans le plan d’action en faveur de l’économie circulaire, voté en 2020 et constituant l’un des principaux éléments du Pacte vert de l’Union européenne [4]. La Commission européenne a présenté ce paquet législatif le 30 mars 2022 avec pour ambition de faire des produits durables la norme dans l’UE, de promouvoir des modèles d’entreprise circulaires et de donner aux consommateurs les moyens d’agir pour la transition écologique [5].

Le règlement fait partie d’un ensemble de quatre nouvelles propositions comprenant également une stratégie pour le secteur textile, une révision du règlement sur les produits de construction et une mise à jour des règles en matière de droit des consommateurs [5]. Ces propositions visent à faire pivoter l’économie linéaire vers des modèles plus circulaires et plus économes en ressources [5].

Différence entre directive et règlement : application directe dans l’UE

Le règlement s’applique directement dans les États membres, sans transposition [6]. Cette caractéristique juridique constitue un changement majeur par rapport à l’ancienne directive. Une directive nécessite deux étapes avant de produire ses effets : une fois adoptée par les institutions européennes, elle doit être transposée par les États membres dans leur droit national [7]. Les États disposent généralement d’un délai de 6 mois à 2 ans pour cette transposition et peuvent adapter certaines mesures [7].

Le format de règlement garantit une application uniforme et immédiate dans toute l’UE. Quel que soit sa provenance, tout produit ne respectant pas l’ESPR ne pourra être mis sur le marché de l’Union européenne [4]. Cette application directe concerne aussi bien les produits fabriqués dans l’Union européenne que ceux importés sur le territoire [4].

Remplacement de la directive éco-conception 2009/125/CE

L’ESPR remplace la directive d’éco-conception 2009/125/CE par un régime transitoire [3]. Cette directive existait depuis 2009 et établissait un cadre pour la mise en œuvre de la directive « Energy-related Products » [4]. Elle se concentrait principalement sur les produits liés à l’énergie et sur leur usage [3]. Son champ d’application couvrait les appareils électroménagers, les lampes et les chaudières [7].

Désormais, l’ESPR s’applique à presque tous les biens physiques vendus dans l’UE, y compris les textiles, les meubles et les appareils électroniques [3]. Le nouveau texte exclut uniquement les denrées alimentaires, les médicaments, les plantes et les véhicules [1]. L’ESPR introduit des exigences couvrant toutes les étapes du cycle de vie des produits [4].

Objectifs de durabilité et d’économie circulaire

Le règlement vise à réduire l’impact environnemental tout au long du cycle de vie du produit et à renforcer l’économie circulaire, de l’extraction des matières premières jusqu’à l’élimination en fin de vie [3]. Il fixe des exigences en matière de performance et d’information afin de rendre les produits plus durables, réparables, réutilisables et recyclables [3].

En plus des exigences d’éco-conception, le règlement contient d’autres mesures, telles que l’introduction du passeport numérique du produit, la mise en place d’exigences obligatoires pour les marchés publics et la définition de règles limitant la destruction des produits de consommation invendus [4]. Ces mesures soutiennent les efforts de l’UE visant à dissocier la croissance économique de l’utilisation des ressources [8].

Quels produits et secteurs sont concernés par l’ESPR en 2026

La portée fonctionnelle du règlement ESPR s’étend bien au-delà de celle de l’ancienne directive. Alors que la directive 2009/125/CE couvrait uniquement 31 groupes de produits liés à l’énergie (éclairage, chauffage, climatisation), l’ESPR s’applique désormais à presque toutes les catégories de biens physiques mis sur le marché de l’Union européenne [1].

Champ d’application élargi : tous les produits physiques

Le règlement cible l’ensemble des produits physiques commercialisés dans l’UE [9]. Cette extension massive couvre les produits destinés à la vente, les composants et les produits intermédiaires [1]. Qu’ils soient fabriqués à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union européenne, tous les biens physiques entrant sur le marché européen doivent respecter les exigences de l’ESPR [1].

Exceptions : denrées alimentaires et médicaments

Certains produits demeurent exclus du champ d’application lorsque d’autres instruments réglementaires les encadrent déjà suffisamment [4]. Les exemptions concernent :

  • Les denrées alimentaires et aliments pour animaux [10]
  • Les médicaments à usage humain et vétérinaire [1]
  • Les plantes, animaux et micro-organismes vivants [10]
  • Les produits d’origine humaine [1]
  • Les véhicules couverts par des réglementations distinctes [1]

Produits prioritaires identifiés par la Commission Européenne

La Commission européenne a adopté le plan de travail 2025-2030 qui établit une liste de produits prioritaires pour introduire des exigences en matière d’écoconception au cours des cinq prochaines années [11]. Ces produits ont été sélectionnés en fonction de leur potentiel de mise en œuvre de l’économie circulaire [11].

Les produits prioritaires identifiés incluent l’acier et l’aluminium, les textiles avec un accent sur les vêtements, les meubles, les pneumatiques et les matelas [11]. En outre, la Commission introduira des mesures horizontales concernant les exigences en matière de réparabilité pour des produits tels que l’électronique grand public et les petits appareils ménagers [11].

Secteurs en première ligne : textile, électronique et mobilier

Le secteur textile figure parmi les industries les plus touchées. La Commission européenne estime que 4 à 9 % des textiles mis sur le marché sont détruits avant utilisation, soit entre 264 000 et 594 000 tonnes chaque année dans l’UE [5]. L’interdiction de destruction des invendus textiles s’appliquera dès le 19 juillet 2026 pour les entreprises dépassant les seuils de cinq cents salariés ou de quatre cents millions d’euros de chiffre d’affaires [2].

Les produits électroniques constituent également une priorité. En 2021, 11 kg de déchets issus de ces équipements ont été collectés par habitant [9].

Calendrier progressif d’application par catégorie

À partir de 2026, le règlement s’applique d’abord aux produits sidérurgiques [2]. En 2027, l’ESPR s’élargit à trois nouvelles catégories majeures : l’aluminium, les textiles et les pneumatiques [2]. L’électronique grand public est également prévue pour 2027 [2]. Les meubles suivront en 2028 [12], tandis que les matelas sont prévus pour 2029 [12]. Les téléphones portables et les tablettes entreront dans le champ d’application en 2030 [12].

Les nouvelles obligations d’éco-conception pour votre entreprise

Les fabricants opérant sur le marché européen doivent désormais intégrer des critères environnementaux stricts dès la phase de conception. Ces nouvelles exigences couvrent l’ensemble du cycle de vie des produits et imposent des obligations précises en matière de performances environnementales.

Exigences de durabilité et réparabilité des produits

Les produits doivent être conçus pour durer plus longtemps et faciliter les opérations de réparation. Concrètement, les fabricants doivent s’assurer que leurs produits sont facilement réparables et démontables. Cette approche implique la mise à disposition de pièces détachées afin de permettre la réparation des appareils et l’entretien régulier. Les consommateurs bénéficient également d’informations claires sur les options de réparabilité disponibles. En outre, le plan de travail 2025-2030 prévoit l’introduction de mesures horizontales en matière de réparabilité, notamment pour les produits électroniques grand public et les petits appareils électroménagers, et la mise en place d’un indice de réparabilité pour les produits les plus concernés.

Intégration de contenu recyclé minimum

Le règlement ESPR impose aux entreprises d’utiliser des matériaux déjà recyclés ou des matériaux recyclables lors de la conception et de la fabrication de leurs produits. Un seuil minimal de matériaux recyclés sera défini pour chaque secteur. Cette obligation vise à favoriser la circularité des produits et à limiter l’usage des ressources naturelles vierges. Les fabricants doivent également développer des solutions permettant le désassemblage et le recyclage des différents composants en fin de vie.

Limitation des substances dangereuses et nocives

Les entreprises doivent contrôler strictement l’utilisation de composants chimiques nocifs. Le passeport produit numérique devra indiquer quatre catégories de substances préoccupantes : les substances extrêmement préoccupantes figurant sur la liste des substances candidates de REACH, les substances soumises à une classification harmonisée au titre du règlement CLP, les substances ayant un effet négatif sur la réutilisation et le recyclage des matériaux, ainsi que les substances réglementées par le règlement sur les polluants organiques persistants (POP). Ces substances compliquent le recyclage des produits et doivent être drastiquement limitées.

Performance énergétique et efficacité des ressources

Les fabricants surveillent de près la consommation des ressources telles que l’eau, le gaz et l’électricité afin de la réduire. La consommation d’énergie et l’utilisation des ressources doivent être optimisées au cours de la phase de conception des produits et tout au long du cycle de vie. Cette exigence concerne particulièrement les appareils domestiques et vise à réduire drastiquement l’empreinte carbone tout au long du cycle de vie du produit, incluant la fabrication, la logistique, la fin de vie, l’usage et l’emballage.

Fin de l’obsolescence programmée

La lutte contre l’obsolescence programmée s’appuie sur plusieurs dispositifs. Les fabricants sont tenus de prévoir des mises à jour logicielles pour prolonger la durée de vie de certains produits. La législation française avait déjà introduit un indice de réparabilité depuis le 1er janvier 2021 pour les produits électriques et électroniques, avec une note sur 10 destinée à informer les consommateurs sur le caractère plus ou moins réparable des produits concernés. Cette obligation s’applique actuellement aux lave-linges, aux smartphones, aux ordinateurs portables, aux téléviseurs, aux tondeuses à gazon électriques, aux lave-vaisselle, aux aspirateurs et aux nettoyeurs à haute pression.

Interdiction de destruction des invendus

L’ESPR interdit la destruction des textiles et des chaussures invendus à partir du 19 juillet 2026 pour les grandes entreprises. Cette interdiction sera étendue aux entreprises de taille moyenne à partir de juillet 2030, tandis que les petites et micro-entreprises en sont exemptées. Chaque année, en Europe, 4 à 9 % des textiles invendus sont détruits avant même d’être portés, générant environ 5,6 millions de tonnes d’émissions de CO₂. Les grandes entreprises devront communiquer chaque année le nombre de produits de consommation qu’elles rejettent et expliquer pourquoi. Des dérogations autorisent la destruction pour des raisons de sécurité ou d’hygiène, pour des produits non conformes à la réglementation, pour des défauts de conception non remédiables, ou pour des produits endommagés et non réparables de manière économiquement viable. La destruction devient également possible lorsqu’un produit a été proposé sans succès à trois entités de l’économie sociale et solidaire situées dans l’Union européenne, ou mis en ligne sur le site Web de l’entreprise pendant au moins huit semaines.

Le passeport produit numérique (DPP) : l’outil de traçabilité obligatoire

L’ESPR introduit un dispositif technique majeur pour garantir la traçabilité des produits : le passeport numérique. Cet outil obligatoire s’appliquera progressivement à tous les biens physiques commercialisés dans l’Union européenne.

Qu’est-ce que le Digital Product Passport

Le DPP constitue une identité numérique unique associée à chaque produit physique [1]. Cette fiche numérique centralise des données couvrant l’ensemble du cycle de vie, depuis l’origine des matières premières et les procédés de fabrication jusqu’aux informations de transport, de certification et d’entretien [1]. Contrairement à un document figé, le passeport repose sur une identité évolutive mise à jour tout au long du cycle [13]. Le dispositif découle directement du règlement ESPR et s’imposera comme obligatoire à partir de 2027 pour les batteries industrielles, automobiles et portables [14]. Les textiles suivront avec une obligation pour tous les produits vendus dans l’UE d’ici 2030 [1].

Informations obligatoires à intégrer dans le DPP

Le passeport doit contenir l’identité du produit avec ses références, lot et série [10]. La composition des matériaux et l’origine des composants figurent parmi les données essentielles [10]. L’empreinte carbone, les informations de maintenance et de réparabilité, ainsi que la recyclabilité en fin de vie complètent le dispositif [10]. Le DPP doit également identifier quatre catégories de substances préoccupantes conformément aux réglementations REACH, CLP et POP [15].

Mise en œuvre technique et support de données

L’accès au passeport s’effectue via un QR code, une puce NFC, un code-barres ou une étiquette RFID [10][13]. Cette infrastructure numérique repose sur des protocoles standardisés garantissant l’interopérabilité à l’échelle européenne [16]. Les données doivent rester authentiques, fiables et accessibles tout au long de la durée de vie utile du produit [15]. La mise en place nécessite généralement un PLM ou un PIM structuré, des outils de gestion des données matérielles et des passerelles avec l’ERP [10].

Avantages pour les consommateurs et les autorités

Le DPP facilite l’économie circulaire en simplifiant la réparation, la réutilisation et le recyclage [1]. Il prévient la contrefaçon grâce à une traçabilité accrue [1]. Les consommateurs ont accès à des informations transparentes pour faire des choix éclairés [15]. Les autorités bénéficient d’un contrôle simplifié de la conformité réglementaire [13].

Comment préparer votre entreprise au règlement ESPR

Se conformer à l’ESPR nécessite une préparation méthodique intégrant des analyses environnementales, des outils numériques et une refonte des processus de conception.

Réaliser une analyse de cycle de vie (ACV) de vos produits

L’ACV permet de connaître les impacts environnementaux d’un produit tout au long de sa durée de vie [11]. Cette approche guide l’adoption d’une démarche d’éco-conception [11]. Bpifrance propose un diagnostic d’écoconception avec 18 jours d’intervention d’un expert, répartis sur 6 à 8 mois [17]. Le dispositif bénéficie d’une subvention de 70 % pour les entreprises de moins de 50 salariés [17].

Utiliser des outils de diagnostic environnemental

Plusieurs plateformes numériques spécialisées accompagnent le diagnostic : pour les industries créatives et l’audiovisuel, GreenPro automatise le calcul du bilan carbone certifié ; Sami, pour la décarbonation et le pilotage ESG ; Waro, pour mesurer l’impact environnemental des produits et réaliser l’ACV ; One Click LCA, pour les analyses de cycle de vie [11]. Les entreprises peuvent également se conformer au PEF établi en 2021 par la Commission européenne, calculé sur la base de 16 critères d’évaluation [11].

Repenser la conception produit dès la phase R&D

Le cahier des charges des futurs produits doit intégrer la dimension de la circularité [11]. L’utilisation de matériaux recyclés ou recyclables et le design modulaire permettent de démonter le produit pour remplacer les pièces détachées ou d’assurer le recyclage des différents composants [11].

Mettre en place un reporting ESG conforme

Des indicateurs de performance permettent de suivre la conformité réglementaire et l’impact environnemental des produits [11]. Les plateformes ESG telles que Sami ou Greenly facilitent le reporting CSRD [11]. Depuis 2024, la directive CSRD rend ce rapport obligatoire pour les grandes entreprises de plus de 250 salariés ou réalisant plus de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires [9].

Anticiper les plans de travail 2026-2030

L’application progressive de l’ESPR s’effectue de manière échelonnée entre 2026 et 2030 [11]. Des plans de travail de 3 ans chacun concerneront différentes catégories de produits [11]. La Commission adoptera les actes délégués en matière d’écoconception et les actes d’exécution relatifs aux marchés publics en parallèle [18].

Accéder aux financements verts et marchés publics écologiques

L’ESPR permet de bénéficier de fonds de l’UE via le règlement des marchés publics écologiques [11]. Ces derniers obligent les autorités publiques à acquérir des produits répondant à des exigences élevées en matière de circularité et de durabilité [11]. L’ESPR autorise des exigences minimales obligatoires en matière de marchés publics par des actes d’exécution ad hoc [18].

Conclusion

L’ESPR transforme profondément les exigences réglementaires pour les entreprises commercialisant des produits physiques dans l’Union européenne. Ce règlement étend le champ d’application de l’ancienne directive aux textiles, aux meubles et aux produits électroniques, imposant des critères stricts de durabilité, de réparabilité et de traçabilité via le passeport produit numérique. Le calendrier progressif entre 2026 et 2030 offre aux organisations l’opportunité d’anticiper leur mise en conformité. Les entreprises qui intègrent dès maintenant l’éco-conception dans leurs processus de développement, réalisent des analyses de cycle de vie et structurent leurs données environnementales se positionneront avantageusement sur les marchés européens. L’ESPR représente donc une opportunité stratégique pour renforcer la compétitivité tout en contribuant activement à l’économie circulaire européenne.

FAQs

Q1. Qu’est-ce que le règlement ESPR et quand entre-t-il en vigueur ? Le règlement ESPR (Ecodesign for Sustainable Products Regulation) est un cadre juridique européen qui établit des exigences d’écoconception pour les produits durables. Adopté le 25 avril 2024 par le Parlement européen, il est entré en vigueur le 18 juillet 2024. Ce règlement s’applique directement dans tous les États membres de l’UE sans nécessiter de transposition nationale, contrairement à l’ancienne directive 2009/125/CE qu’il remplace.

Q2. Quels types de produits sont concernés par l’ESPR ? L’ESPR s’applique à presque tous les produits physiques commercialisés dans l’Union européenne, y compris les textiles, les meubles, les produits électroniques, l’acier, l’aluminium et les pneumatiques. Seules quelques catégories sont exemptées : les denrées alimentaires, les médicaments à usage humain et vétérinaire, les plantes et animaux vivants, ainsi que les véhicules déjà couverts par d’autres réglementations spécifiques.

Q3. Qu’est-ce que le passeport produit numérique (DPP) ? Le passeport produit numérique est une identité numérique unique associée à chaque produit, accessible via QR code, puce NFC ou code-barres. Il centralise toutes les informations sur le cycle de vie du produit : origine des matières premières, composition, empreinte carbone, instructions de maintenance, réparabilité et recyclabilité. Ce dispositif deviendra progressivement obligatoire à partir de 2027 pour les batteries, puis pour les textiles d’ici 2030.

Q4. Quelles sont les principales obligations d’écoconception imposées aux entreprises ? Les entreprises doivent concevoir des produits durables et facilement réparables, intégrer un minimum de matériaux recyclés, limiter l’utilisation de substances dangereuses, optimiser la performance énergétique et l’efficacité des ressources. Le règlement interdit également l’obsolescence programmée et la destruction des invendus textiles à partir du 19 juillet 2026 pour les grandes entreprises.

Q5. Comment les entreprises peuvent-elles se préparer à la conformité à l’ESPR ? Les entreprises doivent réaliser une analyse du cycle de vie (ACV) de leurs produits, utiliser des outils de diagnostic environnemental, repenser la conception dès la phase de R&D en intégrant la circularité et mettre en place un reporting ESG conforme. Il est également recommandé d’anticiper le calendrier progressif d’application entre 2026 et 2030 selon les catégories de produits et d’explorer les financements verts et les marchés publics écologiques disponibles.

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